Techniques pour réviser efficacement et rapidement

Êtes-vous du style à procrastiner ou au contraire à anticiper vos examens ? Si vous faites parti des procrastineurs, sachez qu’environ 20 % de la population souffre de procrastination chronique. La tendance à remettre les choses à plus tard est aussi répandue chez les hommes que chez les femmes, et dans toutes les cultures.

Travailler plus intelligemment consiste à utiliser efficacement votre temps et votre énergie, cela n’est pas induit pour tout le monde. Aujourd’hui nous allons vous proposer des techniques d’optimisations grâce à la méthode TEC :

T E M P S : Evaluer le temps que vos révisions vont vous prendre. Combien de chapitre, combien de cours, combien de mots à apprendre et quelle est la deadline ?
Le but est de réviser TOUT les jours UN PETIT PEU. Réviser 8h en une journée ne sera pas  aussi efficace que de faire une petite heure de révision par jour pendant 8 jours. La répétition est meilleure que le bachotage, elle va permettre de cimenter les informations dans votre cerveau. Hé oui, votre brave cerveau juge qu’une information est importante s’il la revoit souvent et s’il la relie à un souvenir que vous possédez déjà. En évaluant à l’avance le temps que cela va vous prendre, vous pouvez ainsi préparer un planning de révision hebdomadaire ou une morning routine. Visez des sessions de travail de 30/45min maximum ! Au delà, votre attention va diminuer.

E N V I R O N N E M E N T : cela paraît évident mais coupez-vous des réseaux sociaux, rien, aucune notification ne doit vous perturber sinon cela va diminuer votre volonté et votre énergie. Si vous êtes un élève Fassaha et que vous faites une session de révisions sur le FassaLab, les pages Facebook, YouTube et cie doivent être fermées !
Les révisions dans les transports bonne ou mauvaise idée ? Bonne ! Si vous avez 30 minutes de bus, car, métro, voiture, etc, pour aller et revenir de votre école/institut chaque jour, cela vous fait tout de même 2h30 disponibles par semaine qu’il est souhaitable d’optimiser ! Bien sur, votre canapé ou votre lit sont également des lieux très confortables pour se poser et réviser. Néanmoins, la procrastination peut venir plus vite…

C O N T E N U : Axer vos révisions sur les choses essentielles. Dans les sommaires des manuels scolaires, tout n’est pas indispensable. Cibler les points les plus importants. Les outils de révisions que vous choisirez vont orienter de manière efficace ou non vos révisions. Chez Fassaha, le FassaLab va vous permettre de vous entrainer sur du vocabulaire en utilisant la méthode de répétition espacée, ainsi, avec 10min de révision par jour dans les transports, votre cerveau emmagasinera des dizaines et des dizaines de mots beaucoup plus rapidement. Nous le disions dans cet article, apprendre 20% des mots permet de comprendre 80% du sens, ciblé donc les mots de vocabulaire les plus utilisés dans la langue arabe pour plus d’efficacité.

Les 4 piliers de l’apprentissage

Le potentiel des sciences cognitives est énorme mais que sait-on exactement ?

Stanislas Dehaene 2014.jpgLe professeur Stanislas Dehaene explique que le cerveau est intrinsèquement très organisé dès notre plus jeune âge (nous en parlions dans cet article). Il contient d’emblée ce qu’on pourrait nommer des algorithmes, et l’apprentissage proprement dit ne fera que les activer et les recycler pour des usages culturels et scolaires. La remarquable plasticité du cerveau humain le rend habile, à tout âge, à apprendre.

 4 piliers d’apprentissage se dégagent :

#1 L’attention
#2 L’engagement actif autrement dit de l’entrainement
#3 Le retour d’information autrement dit la pratique et l’apprentissage de ses erreurs
#4 La consolidation des acquis autrement dit la répétition

L’ATTENTION
Pour garder l’élève attentif, il faut que l’enseignant (qui peut être professeur ou parent selon les âges) doit proposer un support ludique et clair pour  permettre de rester focalisé. Il est important de hiérarchiser les informations et définir un objectif qui servira de motivation et donnera du sens à l’acte d’apprendre. Chez Fassaha, chaque niveau, chaque leçon répond à un objectif bien précis. Le but du premier niveau est d’apprendre l’alphabet et d’être capable après 20h de cours de savoir lire et écrire une carte postale.

L’ENGAGEMENT ACTIF
Nous le disions dans cet article, la répétition est primordiale pour forger la mémoire sur le long terme. Des semaines d’inactivité et le cerveau subira une épreuve lors de la reprise… un organisme passif n’apprend pas. On recherchera donc un engagement actif. 5min à 10min de révision par jour suffisent, n’importe où et à n’importe quelle heure.

LE RETOUR D’INFORMATION
Hé oui, l’erreur est humaine ! L’essentiel est de la considérer comme une chance de rebondir. L’erreur est pour le cerveau un signal : sans erreur il ne peut ajuster le tire et apporter des améliorations. Les francophones ont souvent du mal à prononcer la lettre Qafق en arabe car elle n’a pas de correspondance en français. En osant prononcer en cours, en se trompant, en écoutant le professeur ainsi que les autres élèves, en réessayant encore et encore, l’apprenant améliorera sa prononciation au fil des jours.
Dans cette logique, sanctionner pour une erreur est contre-productif car le stress et la peur bloquent l’apprentissage. Le droit à l’erreur est donc primordial et l’enseignant se doit d’encourager chaque progrès réalisés par ses élèves.

LA CONSOLIDATION DES ACQUIS
Le cortex préfrontal est fortement mobilisé par l’attention exécutive lorsque l’on apprend quelque chose de nouveau. Un enfant (ou un adulte) qui apprend à nager va développer beaucoup d’efforts physiques et psychologiques pour comprendre, mémoriser et synchroniser chaque geste. Puis, lorsque le mécanisme sera acquis, l’inconscient prendra le relais et la nage sera devenue naturelle. En effet, progressivement, en se transférant vers des réseaux non conscients, plus rapides, plus efficaces, le cerveau parvient à une automatisation.  Pour parvenir à ce stade inconscient, nous devons répéter à intervalle régulier afin que la mémoire soit encrée. C’est pourquoi nous avons mis à disposition de nos élèves de multiples outils de révisions afin de faciliter l’entrainement journalier. 

Pour terminer, un élément essentiel de l’apprentissage est… le SOMMEIL. On a découvert qu’en permettant à une personne de dormir, même une simple sieste, et sans ré-apprentissage, la mesure de la performance était améliorée. C’est que le cerveau travaille pendant le sommeil : il « met en ordre » les nouveautés qu’il a enregistrées, probablement en les rejouant en accéléré.

 

 

Source : Neurosup

Les préjugés sur la langue arabe

Il y a quelques jours nous avons réalisé un sondage auprès de nos FassaFan sur facebook. La questions était « D’après vous, quels sont les plus grands préjugés sur la #languearabe ? « .

Suite aux commentaire, nous avons répertorié le TOP 5 des plus grands préjugés dont la langue arabe est victime :

1. La langue arabe est réservé aux musulmans, c’est la langue du Coran et seulement les converti(e)s sont désireux de l’apprendre.
Pour déconstruire ce préjugé, il suffit simplement de venir dans nos salles de classe… Au sein de Fassaha, qui n’est pas un Institut « communautaire » nous assistons parfois à un tel mélange qu’il est évident que la langue arabe n’est pas réservé qu’à la communauté musulmane.  Certains profils qui ne se serait jamais adressé la parole ailleurs, sont capables de décider d’aller prendre un café à la fin du cours. La magie opère 🙂

Cela paraît évident, la richesse de la culture arabe : l’art, la médecine, la philosophie etc n’est pas réservée qu’aux musulmans, pourquoi ne pas penser la même chose pour sa langue ?

Bien que les liens entre l’arabe et l’islam soient manifestes, certains pays dit musulmans n’ont pas adoptés l’arabe comme langue officielle : la Turquie, l’Iran, le Pakistan, le Bangladesh et l’Indonésie. En Afrique, les musulmans non arabophones couvrent le Mali, le Niger, la Somalie et les Comores. Ces peuples font usage d’une bonne vingtaine de langues dont le turc, l’amharique (Éthiopie), le farsi ou persan (Iran), le berbère (Algérie), l’indonésien ou bahasa indonesia (Indonésie), le pachtou (Afghanistan), l’ourdou (Pakistan), le singhalais et le tamoul (Sri Lanka), le comorien (Comores), etc.

2. Tous les arabes parlent la même langue.
FAUX, il y a l’arabe dialectal et l’arabe littéraire (ou classique). Autrement dit, il existe une grande variété d’arabes parlés. On distingue principalement deux types d’arabe dialectal, c’est-à-dire deux grands groupes : le groupe occidental et le groupe oriental. Le groupe occidental correspond aux variétés d’arabe parlées en Andalousie (Espagne), dans les pays du Maghreb (Tunisie, Algérie, Maroc, Libye, Mauritanie et Sahara occidental) ainsi que dans l’île de Malte. Le groupe oriental correspond aux variétés parlées en Égypte, à Djibouti, au Soudan, au Tchad, dans les États dits du Machrek (Irak, Syrie, Liban, Jordanie, Palestine et Koweït) et ceux de la États de la péninsule Arabique (Arabie Saoudite, Yémen, Oman, Qatar, Émirats arabes unis, Koweït et Bahreïn). Il faudrait ajouter aussi certaines variétés d’arabe parlées par de petites communautés en Turquie, en Afghanistan, au Tadjikistan, en Iran, etc. L’arabe classique, pour sa part, est une langue diffusée dans tous les pays arabes et c’est cette langue qui est enseignée dans le monde entier. C’est donc une langue prestigieuse associée à la culture littéraire, à la science et à la technologie et aux fonctions administratives.

3. La langue arabe est difficile à apprendre.
FAUX : nous avons écrit un article à ce sujet, vous pouvez le lire en cliquant ici.

4. La langue arabe n’a pas d’avenir, elle est inutile.
Dire de la langue arabe n’a pas d’avenir n’a pas de sens puisqu’elle est la 6e langue officielle de l’Organisation des Nations unies et la quatrième langue la plus parlée dans le monde…

D’ailleurs, la langue arabe permet parfois de booster son CV, la preuve : « Depuis 4 à 5 ans, mondialisation oblige, nos clients sont de plus en plus demandeurs de profils ayant des compétences en arabe, en chinois, en russe et en portugais. J’avais en main le CV d’une jeune candidate, originaire du Maroc, parfaitement bilingue français-anglais. Je l’ai présenté à mon client, une société à dimension internationale, dans le haut-de-gamme. Je ne savais pas qu’elle maîtrisait aussi l’arabe. Elle en a parlé lors de l’entretien. Or, cette entreprise travaillant beaucoup avec le Maghreb, les compétences linguistiques de la candidate ont fait la différence lors de son embauche », raconte Sylvain Marbeuf, directeur senior chez Page Personnel, un cabinet de recrutement. (source L’Etudiant).

5. Nulle part ailleurs hormis dans les pays du Golf et au Maghreb on ne peut parler l’arabe.
Avec quelques 295 millions de locuteurs natifs (+ les apprenants en langue arabe comme nos chers stagiaires), la langue arabe ne cesse de sortir des frontières… #mondialisation. Il est de moins en moins surprenant de croiser des arabophones et de pouvoir converser avec eux dans les boutiques luxueuses de Champs Elysées… où à Ménilmontant 😏

 

Les enfants et les langues étrangères

Le petit enfant est doté d’un esprit absorbant lui permettant d’apprendre rapidement et sans effort.

Grâce à sa grande plasticité cérébrale, l’enfant qui est exposé à deux langues différentes dès son plus jeune âge mémorisera avec beaucoup de facilité les différentes subtilités et mots de vocabulaire de ces langues auxquels il est confronté chaque jour. Le plus grand effort se joue du côté des parents qui doivent prendre l’habitude d’échanger avec une langue différente de leur langue maternelle ou bien de jongler entre deux langues. Car OUI un enfant exposé à deux langues dès son plus jeune âge mémorisera plus facilement SI il y est exposé fréquemment et dans des contextes variés.

Certains parents sont réticents à l’idée d’inculquer une langue étrangère à leurs enfants lorsque ces derniers ont entre 18 et 24 mois. Ils préfèrent attendre que le français par exemple soit complètement intégré. Pourtant, c’est une expérience bénéfique et enrichissante pour les plus petits. Il existe quelques manifestations normales chez les enfants d’âge scolaire qui apprennent une seconde langue :

  • Confusion entre les 2 langues.
  • Refus d’utiliser la langue maternelle à la maison (la langue d’enseignement étant associée à leurs nouvelles amitiés et à un désir de ne pas paraître différent des autres).
  • Diminution des compétences langagières dans la langue maternelle si celle-ci n’est pas stimulée à la maison (les habiletés langagières sont donc temporairement faibles dans les 2 langues).
  • Grand nombre d’erreurs grammaticales.
Source : Commission scolaire Marguerite-Bourgeoys
Des initiatives comme « Baby speaking » ont bien compris l’importance de confronté l’enfant aux langues étrangères

Une pédagogie développée avec le CNRS

Baby-Speaking a mis en place une pédagogie innovante et ludique, en partenariat avec le CNRS. Elle repose sur l’enseignement d’une langue sans avoir recours au français, et comprend des jeux et des activités.

Source : http://www.baby-speaking.fr/baby-sitter-arabe

Si vous faite partie de ces parents arabophones bilingues, efforcez-vous de parler en arabe avec vos enfants.

📌 Bon à savoir : il est tout à fait habituel qu’un enfant qui parle 2 langues n’ait pas les mêmes forces dans chacune d’elle. Par exemple, il peut produire des phrases mieux construites dans une langue et utiliser un vocabulaire plus précis et plus riche dans l’autre langue. L’important est de considérer l’ensemble des phrases et des mots produits dans les 2 langues. C’est ainsi que l’on peut évaluer si le développement du langage d’un enfant bilingue est normal, et non pas en évaluant ses compétences langagières dans une seule langue.

Et si les expatriés apprenaient l’arabe ?

Parmi les français qui sont expatriés aux Emirats Arabe Unis, très peu font l’effort d’apprendre ne serait ce que quelques mots de la langue locale étant donné que la majorité des Emiratis parlent anglais. C’est donc la langue commune à défaut de l’arabe.

Ammar Shams, un Émirati qui travaille à Abu Dhabi dans une entreprise comptant de nombreux expatriés a rédigé un article pour le « The National » et il explique qu’un jour, alors qu’il croise l’un de ses collègue (qui a vécu à Dubai pendant une quinzaine d’années), il le salut et lui dit « marhaba« , ce collègue en question lui répond « you whot ?« … en gros « hein quoi ?? » 😬 C’est pour dire le niveau. Alors bien sûr il ne faut pas généraliser mais voici les propos qu’à tenu Ammar Shams dans l’article :

« Si vous appreniez quelques mots dans notre langue, nous apprécierions et accueillerions vos efforts et cela mènerait à davantage de contacts et, ainsi, à une meilleure compréhension mutuelle de nos mondes respectifs.

L’inverse est tout aussi vrai. Quand une personne choisit de ne pas apprendre ne serait-ce que quelques mots d’arabe, elle envoie un message clair : elle a choisi de vivre ici pour des raisons purement mercenaires. On ne peut pas vivre quelque part pendant des années, y gagner sa vie, y élever ses enfants, pouvoir rembourser un prêt dans son pays et voyager à travers le monde sans reconnaître la dette que l’on doit au pays et à la communauté qui ont rendu tout cela possible.”

Chez Fassaha, nous sommes d’accord avec Ammar sur le fait de dire que l’apprentissage des langues et en l’occurence l’arabe ET le français facilite et améliore les relations, la compréhension mutuelle. Nos programmes en apprentissage de la langue arabe ont été pensés POUR des francophones tout comme notre programme de FLE (français langues étrangères) a été spécialement élaboré pour un public arabophone. Pour en savoir plus sur nos formations en langue arabe cliquez ici, et sur notre programme FLE cliquez ici

Journée mondiale de la langue arabe

C’est le 18 décembre 1973 que l’ONU a décrété la langue arabe comme étant la sixième langue officielle de l’Organisation des Nations Unies. Ainsi tout les 18 décembre depuis 44 ans, la langue arabe est mise à l’honneur. Une belle occasion de mener des projets linguistiques et culturels avec les milliers d’étudiants qui apprennent l’arabe au sein des diverses structures en France et à l’étranger.

Voici le message de la Directrice générale de l’UNESCO, Audrey Azoulay :

La langue arabe est un pilier de la diversité culturelle de l’humanité. C’est l’une des langues les plus parlées au monde, pratiquée au quotidien par plus de 290 millions de personnes.

Dans la diversité de ses formes, classique ou dialectales, de l’oralité à la calligraphie poétique, la langue arabe a donné naissance à une esthétique fascinante, dans des domaines aussi variés que l’architecture, la poésie, la philosophie, la chanson… Elle donne accès à une incroyable variété d’identités et de croyances, et son histoire raconte la richesse de ses liens avec d’autres langues. L’arabe a joué un rôle de catalyseur des savoirs, favorisant la transmission des sciences et des philosophies grecques et romaines à l’Europe de la Renaissance. Elle assuré le dialogue des cultures le long des routes de la soie, des côtes de l’Inde à la corne de l’Afrique.

Message de la Directrice générale de l’UNESCO, Audrey Azoulay

La langue arabe est un pilier de la diversité culturelle de l’humanité. C’est l’une des langues les plus parlées au monde, pratiquée au quotidien par plus de 290 millions de personnes.

Dans la diversité de ses formes, classique ou dialectales, de l’oralité à la calligraphie poétique, la langue arabe a donné naissance à une esthétique fascinante, dans des domaines aussi variés que l’architecture, la poésie, la philosophie, la chanson… Elle donne accès à une incroyable variété d’identités et de croyances, et son histoire raconte la richesse de ses liens avec d’autres langues. L’arabe a joué un rôle de catalyseur des savoirs, favorisant la transmission des sciences et des philosophies grecques et romaines à l’Europe de la Renaissance. Elle assuré le dialogue des cultures le long des routes de la soie, des côtes de l’Inde à la corne de l’Afrique.

L’UNESCO soutient les artistes, les créateurs, les chercheurs, les journalistes, notamment les femmes, qui portent haut cette langue, à l’instar de la mythique Oum Kalthoum, ou encore d’Emel Mathlouti, dont la chanson Kelmti Horra (Ma parole est libre) exprime des aspirations universelles à la paix et la liberté. L’UNESCO entend mobiliser la langue arabe comme vecteur de dignité et d’égalité, pour l’émancipation et l’égalité entre les hommes et les femmes.

A l’occasion de cette journée, l’UNESCO organise une série d’événements, de concerts et de tables rondes en son Siège à Paris et dans le monde, pour stimuler la recherche linguistique et le développement des dictionnaires arabes, pour mettre en lumière les liens entre l’arabe et les sciences, et le potentiel des nouvelles technologies pour la diffusion et l’apprentissage de cette belle langue. 

Les nouvelles technologies au cœur des célébrations de la Journée mondiale de la langue arabe

Le rôle des nouvelles technologies et leurs différentes applications, notamment dans l’enseignement, seront au cœur des célébrations de l’édition 2017 de la Journée mondiale de la langue arabe, organisées au siège de l’UNESCO les 18 et 19 décembre. L’événement annuel sera également marqué par un concert du joueur de oud iraquien Naseer Shamma.

Source : http://www.unesco.org/

Apprendre 20% des mots arabes suffit pour comprendre 80% des conversations ?

La loi de Pareto appliquée à l’apprentissage de la langue arabe.

Qu’est ce que la loi de Pareto ?

Elle dit qu’environ 80% des effets proviennent de 20% des causes. Le pareto est utile pour identifier sur quelle cause agir en priorité pour améliorer de façon significative la situation.

La loi de Pareto appliquée à la langue arabe ?

Apprendre 20 % de mots suffit à produire 80 % de sens. En se fixant des priorités, si vous apprenez environ 600 mots en langue arabe, vous serez capable de tenir une conversation simple.  1 000 mots et vous serez suffisamment à l’aise pour vous débrouiller dans des situations basiques de la vie courante.

Priorité et répétition.

Lorsque vous démarrez votre apprentissage, demandez-vous vers quel univers lexical vous aimeriez progresse. Par exemple, Sofiane souhaite voyager au Maroc en voiture et aller jusqu’au désert. Il va donc axer ses efforts sur les univers lexicaux suivants : se repérer dans l’espace, demander son chemin etc.

L’idée est de s’entraîner sur un faible volume de mots et surtout, cibler les plus utilisés puis augmenter petit-à-petit au fil des semaines.

Comment apprendre des dizaines de mots de vocabulaire par jour ?

Hors mise en situation/contexte (discussion avec un arabophone, lecture de poésies/livres arabes, film Omar etc), l’apprentissage du vocabulaire peut se faire à l’aide de la répétition espacée aussi appelée SRS (spaced repetition system).

Cette technique fait partie des avancées technologiques récentes et se base sur des cartes mémoire comportant le mot ou la phrase à mémoriser, à réviser à intervalles réguliers. Chez Fassaha, nous avons développé une application avec un algorithme de répétition espacée. Concrètement ? Plus le mot à apprendre est ancré dans votre mémoire, plus les révisions peuvent être éloignées les unes des autres.

Ainsi en ciblant le vocabulaire le plus utilisé de l’univers lexical que vous souhaitez apprendre, (avec beaucoup de motivation et de sérieux) vous serez capable de connaître 20% des mots et comprendre 80% des discussions.

Pourquoi la langue arabe s’écrit de droite à gauche ?

L’une des premières difficultés pour nos stagiaires en langue arabe c’est le sens de l’écriture : de droite à gauche.

Pour quelles raisons la langue arabe s’écrit-elle de droite à gauche ?

Notons que le sens d’écriture varie avec l’outil utilisé : stylo, pinceau, pierre, roseau, papyrus, stylet, silex etc. La manière dont va se poser le pinceau sur une feuille est différente de celle dont va se poser le silex sur la pierre. Ainsi, selon la fluidité de l’instrument, l’humain va s’adapter et choisir le sens d’écriture le plus pratique pour lui.

Le sens d’écriture arabe daterait de la tradition Egyptienne. Les scribes travaillaient en général assis en tailleur et utilisaient leur main gauche pour dérouler leur papyrus, il était donc plus pratique pour eux d’écrire, avec leur main droite, de droite à gauche.

Et peut-être que, tout simplement, les humains d’une certaine époque étaient majoritairement gauchers… Aujourd’hui au 21ème siècle, le chiffre exact n’est pas si simple à déterminer mais on estime que l’espèce humaine compte environ 10% de gauchers, pour 90% de droitiers… Il est donc plus intuitif d’écrire de gauche à droite pour l’ensemble de la population actuelle.

Le saviez-vous ? L’arabe s’écrivant de droite à gauche, les éditions modernes utilisent des signes de ponctuation respectant cette écriture, à savoir :

  • La virgule renversée « ، » (qui permet aussi de ne pas être confondue avec « د », par exemple)
  • Le point-virgule renversé « ؛ »
  • Le point d’interrogation inversé « ؟ »

Les stagiaires chez Fassaha après quelques jours d’entrainement apprennent à manier le stylo de droite à gauche après plus de facilité qu’ils ne le pensaient 🙂

La langue arabe : plus belle langue écrite ?

Selon le catalogue d’Ethnologue, de 2009, il existe 6 900 langues différentes dans le monde. En fonction des zones sur le globe on retrouve jusqu’à 830 langues parlées 😳 En Europe seules 230 sont parlées. Mais alors quelle langue est la plus « belle » du monde ?

Dans le TOP 5 des langues les plus parlées il y a la langue arabe, avec plus de 295 millions de locuteurs natifs (arabe classique et dialectale).

La plus belle langue écrite du monde ?

Bien évidemment, les avis diffèrent en fonction de la langue maternelle et des langues maîtrisées par les locuteurs. C’est aussi une question de goût personnels mais pour un francophone habitué au latin classique ou à l’alphabet romain, l’alphabet arabe peut paraître mystérieux. La calligraphie arabe est aux yeux de beaucoup, un magnifique ornement de formes cursives, s’allongeant de droite à gauche et formant une harmonie fascinante. Discipline élevée au rang d’art, la calligraphie arabe représente une fierté pour le monde arabe qui se voit partager à travers elle, un patrimoine culturel riche. Les calligraphes arabes rivalisent de créativité pour se différencier dans le style en travaillant contenu et forme allant de simple traductions à contenu esthétique. Belle preuve de diversité culturel au sein même du monde arabe.

On peut donc affirmer que la langue arabe fait partie des plus belles langues écrites au monde 😌

Chez Fassaha, nous avons développé une série d’affiche afin de mettre en valeur la beauté des lettres arabe. Vous pouvez les retrouver sur notre site en cliquant ici